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Et si l’entreprise lisait dans les pensées des collaborateurs ?

LIRE PENSEESLe monitoring psychologique : c’est le doux nom que les entreprises chinoises donnent à cette innovation RH qui pourrait bien envahir les entreprises de l’hexagone.

De quoi s’agit-il exactement ? Des capteurs psychologiques sont placés sur la tête du collaborateur grâce à une sorte de casquette. Les données captées permettent de mesurer l’anxiété, la colère, les signes avant-coureurs de dépression, la diminution de l’attention.

Et ce n’est pas tout : après avoir analysé le niveau de l’émotion ressentie, l’ordinateur va déclencher une réaction, programmée en fonction de cette émotion. Ça fait froid dans le dos, n’est-ce pas…. ?

Bon, voyons le bon côté de cette innovation RH : Deayea, une entreprise de technologie à Shangai, utilise ce système pour les conducteurs de train. Elle améliore la sécurité en détectant les pertes d’attention du conducteur qui peut s’assoupir. Dans ce cas, l’ordinateur central émet un signal sonore pour réveiller le conducteur. Il est d’ors et déjà prévu d’utiliser ce système en Chine dans les cockpits d’avions, mais aussi dans les hôpitaux pour analyser les émotions des patients.

Une entreprise a intégré le monitoring psychologique dans les casques de réalité virtuelle destinés à la formation des collaborateurs. Les équipes ainsi formées ont accru leur performance, leur sécurité et leur bien-être grâce à une meilleure prise de conscience de leurs émotions.

Il est facile d’identifier les bénéfices de telles innovations, mais un minimum d’esprit critique nous permet d’imaginer les monstrueuses dérives qu’elles pourraient occasionner. Il est temps que les RH s’emparent de ce sujet pour en définir les limites.  A l’heure de la RGPD, il est fort improbable que les collaborateurs acceptent de laisser leurs données émotionnelles aux mains de l’entreprise, sans une forte garantie du respect de leur intégrité. Rendez-vous dans quelques années….

Myriam Keita-Brunet

Myriam a fondé et dirige Training Angel pour aider les DRH et les Directions Financières et Générales à valoriser le Capital Humain en prouvant son retour sur investissement financier et extra financier. Elle est portée par une conviction (et une énergie qui fatigue parfois son entourage) : le collectif rend possible ce que l’individu, seul, trouve insurmontable. Elle est aussi présidente d’un réseau de 200 membres RH et formation, InForm’Elles.

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